20120103 "La Suisse montrée du doigt dans la lutte contre le blanchiment"

, par attac87

[Article de Ian HAMEL © Lepoint.fr / 02/01.2012]

>>>>>>>>>> "Au nom du sacro-saint secret bancaire, la Suisse refuse d’échanger des informations financières avec ses voisins.

Cela s’appelle l’Egmont Group, car créé au palais d’Egmont-Arenberg à Bruxelles en 1995. Cet organisme, fort peu connu du grand public, regroupe 127 cellules de renseignements sur le blanchiment d’argent. La France est représentée par Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins). À la fin de l’été, Egmont Group a adressé une missive à la Suisse, menaçant de la suspendre. Motif ? Le bureau de communication en matière de blanchiment d’argent (MROS, pour Money Laundering Reporting Office of Switzerland), représentant local d’Egmont Group, ne communiquerait pas d’informations financières à ses partenaires.

Cette menace de suspension n’a été révélée que le 1er janvier 2012 pour le journal dominical alémanique SonntagsZeitung, et confirmée par Danièle Bersier, porte-parole de l’Office fédéral de la police (Fedpol) à Berne. On peut imaginer que Nicolas Sarkozy était au courant de cette démarche lorsqu’il a dénoncé la Suisse en novembre dernier, à Nice, à l’occasion du dernier sommet du G20. Le président français reprochait à la Confédération de refuser de procéder à l’échange automatique d’informations avec les autres autorités fiscales.

Au nom du secret bancaire

C’est exactement ce que reproche l’Egmont Group à Berne : de s’opposer à l’échange d’informations sur des soupçons de transferts financiers douteux. Le problème, c’est que le MROS, correspondant suisse de l’Egmont Group, n’a tout simplement pas le droit d’échanger des informations financières, comme des numéros ou des relevés de comptes, avec ses 126 partenaires d’Egmont Group, car cela relève tout simplement du secret bancaire.

L’article 47 de la loi fédérale sur les banques, datant de 1934, condamne toujours celui qui aurait violé ce "secret professionnel" à un "emprisonnement pour six mois ou plus" ou à une "amende à concurrence de 50 000 francs" (*). Et la Suisse ne compte pas abolir cet............................"

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